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Monte-Carlo (Simulation par méthode de)
L'expression "Simulation de Monte-Carlo" recouvre une série de techniques destinées à résoudre des problèmes complexes mais le plus souvent déterministes par l'introduction d'échantillonnages aléatoires.
On a recours à une simulation de Monte-Carlo lorsque le problème :
Ce genre de situation est très commun dans tous les domaines ayant recours aux mathématiques appliquées : physique, chimie, biologie, economie, finance, sociologie etc...
A titre d'exemple, nous décrivons ici une des applications les plus simples de simulation de Monte-Carlo : l'intégration d'une fonction dans une région bornée.
Comment calculer l'intégrale entre a et b de la fonction représentée dans l'illustration ci-dessous ?
Si aucune primitive de f(x) n'est connue, l'intégrale ne peut pas être calculée analytiquement. Mais si f(x) peut être facilement calculée en tout point de l'intervalle [a, b], on peut obtenir une bonne approximation de la valeur de cette intégrale par des méthodes numériques.
Il exite de nombreuses méthodes d'intégration numérique. La plus simple (et aussi la moins efficace !) consiste à diviser l'intervalle [a, b] par N rectangles adjacents (image inférieure de l'illustration ci-dessus). La hauteur de chaque rectangle est égale à la valeur de f(x) pour x pris au milieu de la base du rectangle. La somme (algébrique) des aires de ces rectangles est une approximation de l'aire (algébrique) sous la courbe représentant f(x), c'est à dire l'intégrale I recherchée.

Si f(x) a un comportement suffisamment régulier, et si les rectangles sont suffisamment étroits, alors l'aire ainsi calculée sera une bonne approximation de la valeur de l'intégrale.
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Notez que cette approximation de l'intégrale est, à un facteur géometrique de normalisation près, la somme des valeurs de f(x) prises sur des points régulièrement répartis dans la région d'intégration.
Que se passe-t-il si nous utilisons la même approche dans le cas d'une intégrale multiple ? Nous rencontrons deux difficultés :
C'est alors qu'intervient une idée à la fois simple et efficace.
Nous avons remarqué qu'une intégrale n'est, à peu de chose près, que la somme des valeurs de la fonctions prises sur des points régulièrement répartis dans la région d'intégration. Dans cette phrase, remplaçons "régulièrement répartis" par "répartis selon une distribution de probabilité uniforme", et nous avons notre première simulation de Monte-Carlo.
Donc, dans sa version la plus simple, le calcul d'une intégrale :

par simulation de Monte-Carlo procède ainsi :
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Malgré sa simplicité, cette approche atténue les conséquences des deux difficultés précedemment mentionnées.
Quel est le prix à payer pour ces avantages ?
En raison de la nature aléatoire de l'échantillonnage de f(x), la valeur obtenue à la fin d'une simulation est la réalisation d'une variable aléatoire. En d'autres termes, deux simulations de MC sur un même problème, toutes choses égales par ailleurs, produiront deux valeurs différentes. Ces valeurs suivent une distribution de probabilité ayant une certaine variance.
Alors qu'une méthode déterministe d'intégration numérique produit une approximation de la valeur d'une intégrale, une simulation de MC produit une estimation de cette valeur. La différence peut paraître subtile, mais elle est importante : il est souvent possible de trouver une borne supérieure à l'erreur d'une approximation, mais il n'y a en général pas de limite supérieure à l'erreur sur une estimation. Tout ce que nous savons, c'est que pour un ε donné, la probabilité pour que cette erreur soit supérieure à ε peut être rendue aussi petite que l'on veut en augmentant le nombre de tirages (ceci est une conséquence de la Loi des Grands Nombres). Bien sûr, une conséquence pratique de ceci est que les simulations de Monte-Carlo sont toujours très longues.
Nous illustrons ici le concept d'intégration par simulation de Monte-Carlo sur deux problèmes :
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Voir aussi :